Appui pour l’exploitation des données ouvertes, la technologie et la transparence pour une meilleure gestion des pêches
Partenariat entre Global Fishing Watch et la Commission Sous-Régionale des Pêches
Le projet « Appui pour l’exploitation des données ouvertes, la technologie et la transparence pour une meilleure gestion des pêches » (AEDT-GP) est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre Global Fishing Watch (GFW) et la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP). Il couvre les sept États membres de la CSRP : le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone. La période indiquée dans la fiche synoptique est 2024–2027.
Le projet vise à contribuer à la réduction de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), en renforçant la transparence des données relatives aux activités de pêche, le suivi des navires, les capacités des administrations nationales et la coopération régionale.
L’Afrique de l’Ouest dispose d’un littoral important et de ressources halieutiques qui jouent un rôle majeur dans l’alimentation, l’emploi et l’économie des populations. Selon la fiche synoptique, environ sept millions de personnes dépendent directement de la pêche et, dans certains pays, le poisson représente jusqu’à 70 à 80 % des apports en protéines.
La fiche souligne également l’ampleur de la pêche INN et les pertes économiques qu’elle entraîne. Elle identifie plusieurs difficultés auxquelles les systèmes de suivi, de contrôle et de surveillance (SCS) doivent faire face : la surpêche industrielle étrangère, la sous-déclaration des captures, l’utilisation d’engins illégaux ainsi que les atteintes aux droits humains et à la sécurité alimentaire.
Dans ce contexte, le projet entend mieux exploiter les données disponibles et les outils technologiques afin d’aider les autorités compétentes à disposer d’informations plus utiles pour orienter leurs décisions et leurs opérations.
L’objectif général est de réduire significativement la pêche INN dans les États membres de la CSRP. Pour y contribuer, le projet s’appuie sur quatre leviers complémentaires :
Ce pilier porte sur la mise en place de règles et de mécanismes régionaux permettant d’améliorer la transparence des activités de pêche et la circulation des informations entre les États. Il prévoit notamment l’élaboration d’un premier cadre régional de transparence des pêches, le partage des données relatives aux navires (registre, autorisations et conformité), la promotion du suivi obligatoire par AIS et l’appui à l’adoption de la Convention régionale sur le suivi, le contrôle et la surveillance.
L’enjeu est de favoriser une compréhension commune de la situation des navires et de permettre aux administrations des États membres de disposer d’informations utiles et comparables. Les résultats attendus mentionnés dans la fiche sont le suivi obligatoire des navires industriels dans la sous-région et la mise en place de mécanismes formels de partage de données entre les États.
Ce pilier vise à transformer les informations et les analyses disponibles en actions concrètes des administrations nationales. Il prévoit l’élaboration de plans annuels régionaux et nationaux de SCS, la formation des agents à l’utilisation des outils analytiques, l’appui aux patrouilles ciblées et aux actions fondées sur le renseignement, ainsi que l’intégration des analyses de données dans les processus de décision.
L’objectif est que les données ne soient pas seulement collectées ou consultées, mais qu’elles servent effectivement à mieux planifier les contrôles, à cibler les interventions et à éclairer les décisions administratives. La fiche fixe comme résultats attendus des actions administratives ou judiciaires concernant au moins 75 navires et un renforcement durable des capacités nationales.
Ce pilier concerne l’évolution des cadres juridiques et des politiques publiques nécessaires pour rendre le suivi des navires effectif. Les activités mentionnées comprennent la révision des textes nationaux relatifs au suivi des navires, l’appui à l’adoption de la Convention SCS révisée et l’adoption de politiques nationales rendant le suivi des navires opérationnel.
La fiche mentionne également le partage public des données VMS dans au moins un pays pilote. Ce pilier vise ainsi à faire en sorte que les engagements en matière de transparence et de suivi soient soutenus par des dispositions nationales et régionales adaptées.
Ce pilier vise à faire connaître les avantages de la transparence et à encourager la participation d’acteurs complémentaires. Il prévoit des campagnes régionales sur les bénéfices de la transparence, la collaboration avec les universités et les instituts de recherche, ainsi que la production d’études de cas illustrant l’impact des données ouvertes.
La sensibilisation et les partenariats doivent contribuer à élargir l’utilisation des informations disponibles, à valoriser les enseignements tirés de leur exploitation et à renforcer le dialogue autour de la gouvernance des pêches.
À l’échelle des activités et des résultats, la fiche synoptique mentionne notamment :
le suivi obligatoire des navires industriels dans la sous-région ;
des mécanismes formels de partage de données entre les États ;
des actions administratives ou judiciaires concernant au moins 75 navires ;
un renforcement durable des capacités nationales en matière de SCS ;
le partage public des données VMS dans au moins un pays pilote.
À plus long terme, les impacts recherchés sont :
une réduction mesurable de la pêche INN ;
une amélioration de la sécurité alimentaire régionale ;
le renforcement des capacités SCS dans les sept pays ;
une harmonisation régionale des politiques halieutiques ;
le positionnement de la CSRP comme modèle régional de gouvernance transparente.

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