L’amélioration de la gouvernance des pêches passe ‘’nécessairement’’ par le renforcement de la coopération dans le domaine de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), a indiqué lundi le secrétaire de la Commission sous-régionale des pêche (CSRP), Malal Sané.

‘’L’amélioration de la gouvernance des pêches passe nécessairement par le renforcement de la coopération sous-régionale ouest-africaine dans le domaine de la lutte contre la pêche INN. D’où la nécessité de convaincre les Etats concernés que nous avons des ressources halieutiques partagées et qu’aucun Etat ne peut, à lui seul, faire face à la pêche INN’’, a-t-il notamment dit.

Il s’exprimait à l’occasion de la quatrième réunion sous-régionale du Groupe de travail Suivi-contrôle-surveillance (SCS), qui se tient sur trois jours (du 6 au 8 juin), à Saly-Portudal (Mbour), au Sénégal.

Durant cette période, les participants auront à partager des expériences et à évaluer l’an 4 du projet ‘’Amélioration de la gouvernance des pêches en Afrique de l’Ouest (PRESCAO). Ce projet financé par l’Union européenne (UE), est mis en œuvre par la CSRP.

Pour faire face à la pêche INN et autres mauvaises, M. Sané, qui met en exergue le manque de moyens de la plupart des pays membres de la CSRP, préconise le renforcement des équipements de détection, de contrôle et de surveillance maritime.

‘’Il faut aussi mettre en place des cadres légaux harmonisés aux niveaux sous-régional et régional ainsi que les textes qui sont adoptés en la matière au niveau international et qui ne sont pas en vigueur dans nos pays, entre autres mesures qui font que les pays vont ensemble’’, a-t-il fait valoir.

Le secrétaire permanent de la CSRP soutient que les pays ne peuvent pas faire face à la pêche INN, s’ils ne respectent la Convention de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur les mesures de l’état du port.

‘’Il y a des responsabilités concrètes sur les états de pavillon et sur les états côtiers ; donc, on ne peut pas exiger aux navires certaines choses, si on n’est pas engagé dans ces accords internationaux’’, a-t-il souligné.

Malal Sané affirme qu’il y a des pays de la sous-région qui ont même des cadres ‘’très bien formés’’, notamment des inspecteurs, contrôleurs et/ou observateurs, alors qu’il a d’autres pays qui ont des problèmes de ressources humaines dans le domaine du suivi-contrôle-surveillance.

‘’Si les ressources humaines ne sont pas capables de maîtriser les mesures qui ont été adoptées, c’est une difficulté majeure. C’est pour nous sommes là pour identifier tout cela et, au besoin, aider les pays qui ont certaines difficultés’’, a-t-il précisé.

Malal Santé a également noté des problèmes d’harmonisation des cadres de coopérations multilatéraux, notamment avec l’Union européenne (UE). ‘’Il faut de la complémentarité et de la synergie dans les initiatives et autres actions’’, a-t-il insisté.

 

Assane Dème: ecosystemes.info

Lundi 13 juin 2022
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