Programme Régional des Pêches en Afrique de l'Ouest (PRAO)


PRAO
Cabo Verde
PRAO
Guinée

PRAO
Guinée Bissau

PRAO Mauritanie


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Sierra Leone


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Liberia

PRAO NATIONAL - GUINÉE

ID du Projet : P126773

PRAO SOP-C1

 

Durée du Projet

 

Fonds du Projet

Date  de démarrage (effective)

Fin du projet

Observations

12 millions USD (Crédit IDA)

24 juin 2015

15 déc. 2020

 

7 millions USD (Subvention FEM)

 

 

 

Total : 17 millions USD

 

 

 

 

Objectif de développement du Projet pour la Phase 1 

Renforcer la gouvernance et la gestion des pêcheries ciblées,  et améliorer le traitement du poisson débarqué aux sites sélectionnés. 

Indicateurs de résultats de l’ODP

Les indicateurs de l’ODP sont :

  1. Partage des données de gestion des pêches publiées régulièrement et rendues accessibles au public ;
  2. Allocation de droits de pêche garantis dans le secteur de la pêche artisanale de manière participative, transparente et scientifique ; [1]
  3. Le nombre de navires de pêche opérant dans les zones économiques exclusives ne devrait pas dépasser le plafond fixé pour chaque segment ;
  4. Nombre de navires de pêche inspectés par l’organe national de surveillance des pêches pour la conformité avec les réglementations nationales ;
  5. Part du volume commercialisable de poisson débarqué sur les sites sélectionnés ; et
  6. Bénéficiaires directs du projet (dont des femmes).

Au niveau du programme, les résultats sont mesurés à l’aide des indicateurs suivants :[2]

  1. Indicateur environnemental : Au moins 7 pêcheries surexploitées montrent des signes d’une reprise, comme mesuré par une augmentation du total des débarquements par unité de capacité de pêche ;
  2. Indicateur économique : Augmentation des avantages économiques nets annuels pour chaque pays participant concernant les pêcheries ciblées ; et
  3. Indicateur social : Le fonctionnement efficace des comités de gestion pour la cogestion communautaire et les Droits d’usage territoriaux en matière de pêche (TURF) établis au sein des communautés de pêche ciblées (%).

 

Composante 1 : Bonne Gouvernance et Gestion durable des pêches.

L’objectif de cette composante est de renforcer les capacités des gouvernements et des parties prenantes afin qu’ils puissent développer et mettre en œuvre des politiques et systèmes qui garantiraient une utilisation écologiquement durable, socialement équitable et économiquement rentable des ressources halieutiques.

Sous-composante 1. 1 : Elaboration de politique juridique et opérationnelle et renforcement des capacités institutionnelles

Activités :

  • Révision du cadre juridique et réglementaire national régissant les droits et les responsabilités des individus et des entités intervenant dans le secteur de la pêche (de la gestion et de l’utilisation des ressources à la chaîne de valeur post-récolte) (MR) ;
  • Une surveillance étroite, par la CSRP, de la première série d’activités dans chaque pays afin d’assurer l’harmonisation des politiques et des cadres réglementaires des pêches au niveau régional et la mobilisation de l’expertise de haut niveau pour appuyer le processus national de réforme des politiques de pêche, les cadres réglementaires et institutionnels, ainsi que l’assistance technique aux pays pour soutenir leurs négociations concernant des accords de pêche étrangers (MR);
  • La réforme institutionnelle du ministère chargé de la pêche et d’autres institutions qui appuient le ministère dans la prise de décisions éclairées et la mise en œuvre effective des politiques de gestion des pêches, tout en garantissant la séparation des rôles, comme indiqué au point (1) et l’adéquation entre les ressources humaines et les fonctions de gestion de la pêche (MR) ;
  • La coordination entre les diverses parties prenantes pour la mise en œuvre effective de la vision stratégique ; le Comité consultatif national sera renforcé et une association sera choisie pour représenter diverses associations industrielles pour faire rapport sur l’engagement des pêcheurs artisans et des femmes dans les processus de consultation (MR) ; et
  • Soutien aux activités de recherche scientifique qui documentent les politiques de gestion et de planification opérationnelle, en particulier des campagnes d’évaluation des stocks pour mesurer l’abondance des ressources halieutiques (GN).

En Guinée, les activités de 1 à 4 ne sont pas financées dans le cadre de ce projet.

Sous-composante 1. 2 : Contrôle des capacités de pêche

Les activités de cette sous composante correspondent à la première étape (programme à court terme) dans l’approche du PRAO concernant la réforme de la pêche. 

Activités :

  • Mise en place ou renforcement des systèmes d’immatriculation des navires et des bateaux dans tous les segments (pêche industrielle, artisanale, côtière), ce qui permet une évaluation précise de la capacité de pêche dans les pays de la ZEE ;
  • La gestion de l’accès à travers un contrôle strict de la capacité de pêche aux niveaux actuels grâce à une combinaison de mesures telles que les permis et licences de pêche (voir sous-composante 1.3) et des politiques transparentes et ouvertes sur le remplacement et la réparation des bateaux préparées avec une large consultation et participation des communautés de pêcheurs.

Sous-composante 1.3 : Introduction de nouveaux plans de gestion des pêches.

L’activité principale consiste à développer ou à finaliser les plans de gestion des pêches qui décrivent la façon dont les ressources halieutiques dans les ZEE des pays doivent être gérées, notamment les méthodes de contrôle de l’accès aux ressources et / ou la quantité de la récolte, et la façon de les mettre en œuvre.

Activités :

  • Finalisation et adoption des plans de gestion des pêcheries pour la pêche du poulpe (version finale) et pour la pêche de la crevette ; et
  • Appui à la mise en œuvre du plan de gestion des pêches pour la pêche du poulpe, axé sur les activités liées à l’introduction de la prise total autorisée (PTA), l’attribution de quotas individuels non transférables dans le segment industriel, et la répartition des licences de pêche spécialisées dans le segment artisanal et côtier de la pêche du poulpe ;
  • La mise en œuvre de mesures visant à réglementer l’accès aux ressources halieutiques dans le segment artisanal et côtier, tel que prévu dans le plan de gestion du segment ; Cet ensemble d’activités élargit la licence de pêche du poulpe (céphalopodes) à trois autres groupes d’espèces : poissons démersaux, poissons pélagiques et crustacés.

Sous-composante 1.4 : Renforcement du système de collecte, de compilation et de gestion des données liées aux pêcheries et leur diffusion et communication. 

Une grande partie des activités de cette sous-composante concerne la compilation et la diffusion des informations fournies dans les sous-composantes ci-dessus.

Activités :

  • Mise en place et opérationnalisation d’un « observatoire économique et social du secteur de la pêche » qui servira d’unité économique de planification chargée, entre autres, de la publication des rapports annuels sur la performance du secteur, de la gestion d’une base de données contenant des informations relatives à la pêche et d’une analyse bioéconomique pour informer sur la gestion durable de la pêche ;
  • Appui au processus d’intégration du secteur de la pêche dans l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) où le projet soutiendra l’initiative de collaboration entre les experts du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime et le Comité national de l’ITIE pour mener une étude exploratoire pour l’intégration du secteur de la pêche et pour piloter l’intégration de l’ITIE dans la pêche du poulpe.

Approche fondée sur des mesures incitatives.   Diverses activités sont prévues pour la promotion d’une approche incitative axée sur les résultats et associée à l’utilisation du mécanisme de DLI (Indicateurs liés au décaissement) dans le projet.  Ces activités comprennent la formation à court terme du personnel présélectionné et du personnel associé à l’opération ministérielle, tel que décrit dans les protocoles de mise en œuvre des DLI.

 

Composante 3 : Augmentation de la contribution des ressources halieutiques aux économies locales

Cette composante vise à accroître les avantages tirés des prises de poisson dans les ZEE des pays, en particulier en investissant dans les infrastructures et les capacités institutionnelles qui permettent d’améliorer la manutention du poisson débarqué et de réduire les pertes post-récolte. 

Sous-composante 3. 1 : Amélioration des infrastructures et manutention du poisson

Les investissements dans les infrastructures appuyés par le PRAO sont le genre d’investissement qui facilite une manipulation correcte du poisson, immédiatement après son débarquement, et qui offre une plateforme pour la participation du secteur privé dans la chaîne de valeur des produits halieutiques.

Activités :

  • Réhabilitation du Marché aux poissons de Nouakchott. Parmi les activités, on compte :
    • L’acquisition de terres pour élargir le site du marché aux poissons ;
    • Clôture de tout le périmètre du site pour des raisons de sécurité ;
    •  Construction de routes et travaux d'assainissement, notamment une station d’épuration des eaux usées ;
    • Construction d’entrepôts et de bâtiments administratifs. 

Sous-composante 3.2 : Planification de la gestion du débarquement du poisson et renforcement des capacités pour une bonne manutention du poisson

Le projet appuiera les plans de gestion et la capacité à améliorer la manutention du poisson dans d’autres sites en Mauritanie.

Activités :

  • Appuyer le développement d’un plan de gestion et d’un plan d’utilisation des terres pour les sites de débarquement de  Tanit, PK 93, PK 114 et N’Diago ainsi que la démarcation de leurs frontières en installant des bornes, des piquets ou des poteaux aux angles.

 

Composante 4 : Gestion, Suivi et Evaluation et Coordination régionale du Projet

Cette composante appuiera la mise en œuvre du projet et la coordination régionale dans le cadre du PRAO, veillera au suivi et à l'évaluation régulière et à ce que les résultats soient pris en compte dans la prise de décision et la gestion du projet. 

Activités :

  • L’Unité d’Exécution du Projet prépare le budget, le programme de travail annuel, met à jour les indicateurs de suivi et évaluation et le plan d’approvisionnement.
  • Assistance technique pour la mise en œuvre nationale.
 


[1]Outre le fait de veiller à ce que le processus d’attribution des droits de pêche soit participatif, transparent et scientifiquement solide à travers des activités de S&E, le projet exige que le processus et les résultats soient équitables dans tous les segments. Il est explicitement énoncé dans un accord juridique qui dispose que la répartition équitable des droits de pêche devrait garantir l’inclusion des participants existants et qui protège les intérêts des populations vulnérables dans l’industrie de la pêche, en particulier les petits acteurs dans le segment artisanal.

[2] Les stocks de poissons sont considérés comme biologiquement surexploités sur la base de la dernière campagne d’évaluation des stocks de la FAO.  La capacité de pêche est mesuré par rapport : 1) au nombre des différents types de navires de pêche, qui est déjà disponible dans la plupart des pays ; et 2) à d’autres facteurs tels que la puissance du navire et les types d’engins de pêche, qui seront également examiné et intégrés dans le suivi du programme au cours de la mise en œuvre. Retombées économiques nettes = bénéfices (c.-à-d. des rendements nets pour les propriétaires, la prise en considération des coûts d’amortissement et le coût en capital) + transferts nets au gouvernement + rendements nets pour la main-d’œuvre. Un fonctionnement efficace sur la base de comités représentatifs de tous les groupes d’acteurs de la communauté qui se réunissent régulièrement et l’élaboration d’un plan de gestion des ressources pour la pêche relevant de leur juridiction.

Publications

Migrations contemporaines des pêcheurs artisans en Afrique de l'Ouest : Synthèse et axes de recherche
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